Overgrowth

Vous avez aimé Le village des damnés ou L’invasion des profanateurs, que ce soit en romans ou dans l’une ou l’autre de leurs adaptations sur grand écran ? Alors, Overgrowth de Mira Grant peut fortement vous intéresser. En effet, comme dans Final Girls, l’autrice livre une nouvelle fois un roman de SF horrifique (ou d’horreur avec des extra-terrestres), mais avec ce coup-ci une variante importante. L’histoire est racontée du point de vue d’une des envahisseuses.
En effet, depuis ses trois ans, Anastasia Miller proclame haut et fort qu’elle n’est pas humaine, mais un clone végétal qui sert d’avant-garde à une invasion à venir, sans être crue, évidemment… Sauf que, trois décennies plus tard, un signal venu de l’espace est enregistré et décodé. La famille biologique de Stasia arrive.
En nous mettant dans la (ou les) peau(x) de Stasia, Mira Grant nous fait d’abord sentir ce que c’est de vivre au milieu de gens qui vous trouvent différent et que votre atypie (et votre incapacité à la masquer) dérange, et d’avoir trouvé enfin une place avec un petit groupe de personnes qui semblent vous accepter comme vous êtes. Puis l’invasion commence, et Stasia va être tiraillée entre le plaisir de retrouver des gens comme elle, d’avoir enfin la réponse à ce qui la perturbait toute sa vie et, d’autre part, s’inquiéter du bien-être des individus parmi lesquels elle a grandi et été élevée, et en particulier des rares proches qu’elle aime vraiment. En parlant d’aimer, qu’en est-il quand le corps d’une des partenaires se transforme radicalement au point de ne plus appartenir au règne animal, mais de devenir une plante avec un certain goût pour le sang ?
Acheté lors d’une razzia nocturne sur la boutique de ma liseuse (avec un Ruthanna Emrys et quelques T.Kingfisher que je dois lire prochainement), j’attendais beaucoup de ce livre ayant particulièrement apprécié Into The Drowning Deep. Et, le résultat d’Overgrowth est… globalement bon. J’ai particulièrement aimé toute la première partie menant à l’invasion, mais la deuxième partie souffre d’un grand ventre mou où l’action se traîne et où les personnages s’opposent, suivant s’ils sont humains ou végétaux, avant un final doux-amer qui laisse pourtant une question cruciale sans réponse. Qui va s’occuper de Seymour ?
Une relecture dans quelque temps pourrait bien me tenter et m’apporter une autre perspective. Ce qui en est est la marque d’un livre réussi, non ?

Overgrowth
de Mira Grant
Éditions Tor Nightfire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.