Dragons et Mécanismes

Du steampunk, un climat tropical, des dragons… Le tout garanti sans G.R.R.Martin. Plutôt alléchant comme programme, non ? Ayant dévoré Engrenages et Sortilèges l’an dernier, j’ai replongé dans l’univers conçu par Adrien Tomas avec Dragons et Mécanismes. Ne vous inquiétez pas, les deux romans sont indépendants l’un de l’autre et peuvent être lus dans n’importe quel sens. À part une courte apparition de Cyrus et Grise du premier livre dans l’épilogue du second en guise de clin d’œil, les histoires et les systèmes de magie présentés n’ont que peu de liens.
En revanche, elles ont une structure similaire : deux adolescents vont se retrouver avec tout un continent à leurs trousses. Ici, il s’agit de Dragomira dite Mira, mécanomage de seize ans et archiduchesse des Cités Franches en fuite suite à un coup d’État et de Dague, voleur et espion du même âge vivant en Xamorée et ayant la particularité d’avoir le fantôme de la femme qui l’a élevé en guise de conscience mal embouchée. Dans l’univers d’Adrien Tomas, la Xamorée est le continent (fortement inspiré d’une Afrique idéalisée comme le Wakanda de l’univers Marvel) où se trouve l’arcanium, le minerai servant à alimenter et la magie et l’industrie de ce monde. Or son efficacité est fluctuante et semble liée à l’activité sismique du lieu. En fuyant ses poursuivants, accompagnée de Dague, Mira va s’enfoncer au cœur de la jungle et trouver la source du problème…
Certaines des faiblesses relevées dans le premier volume restent présentes, notamment un enchaînement de péripéties assez prévisible et une fin au bout de 600 pages plutôt abrupte. Comment ça, la grande terreur ouvre un œil avant de se rendormir ? Feignasse primordiale, oui ! En revanche, même si l’on reste dans le cadre d’un roman destiné avant tout à un public de collégiens et de lycéens, il ne manque pas de profondeur. En particulier, il présente différents systèmes politiques (géniocratie des Cités Franches, isocratie, oligarchie, etc.) et s’interroge sur les avantages et surtout les inconvénients de chacun, mais également sur les erreurs commises par leurs dirigeants et comment les éviter. Un point toutefois vient atténuer cette réflexion : les antagonistes principaux sont aussi manichéens que des « méchants » de Disney. Pour autant, j’ai encore une fois passé un excellent moment de lecture ponctué d’éclats de rire face à certains commentaires de Kimba ou de Cuthbert.


Dragons et Mécanismes
d’
Adrien Tomas
Éditions
Rageot

Une réflexion sur « Dragons et Mécanismes »

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