Magical Girl

L’éditeur Aux Forges de Vulcain a le don pour publier de l’inattendu. Et avec Magical Girl, il s’aventure dans un domaine surprenant pour une maison d’édition classique visant un public adulte et sans lien particulier avec le manga ou le webtoon : le light novel. Donc avant de parler de ce titre, définissons un peut ce qu’est le light novel. Pour faire simple, ce format littéraire très présent au Japon et dans le reste de l’Asie regroupe des romans plutôt courts commercialisé à destination d’un public jeune adulte avec des illustrations de style manga intercalées dans le texte. Ainsi, les traductions que proposent Lumen des Carnets de l’apothicaire sont réalisés à partir des light novels de l’autrice et de l’illustratrice et regroupent souvent deux tomes d’origine en un roman traduit.
Concernant
Magical Girl, je ne sais si la version originale du roman de Park Seolyeon était un light novel, car l’éditeur français a choisi de confier la couverture et les illustrations intérieures à une artiste coréenne vivant en France. Celle-ci a un style rond et doux qui tranche avec celui de la version anglo-saxon qui évoque plus les mangas et animes pour adolescentes des années 1980 et1990 avec leurs traits fins et leurs chevelures bouclées volumineuses.
Comme son titre l’indique, ce roman s’inscrit dans le genre «magical girl » où une très jeune fille est dotée d’un accessoire magique (et souvent d’un familier bavard) qui lui permet de se transformer et d’agir en super-héroïne. Dans le monde décrit par Park Seolyeon, les magical girls sont loin d’être uniques au point d’avoir, en Corée du Sud, leur propre syndicat. Quand à l’aube de la trentaine, une jeune femme déprimée envisage de se jeter du haut d’un pont de Séoul, la magical girl des prédictions intervient et lui annonce qu’elle sera la magical girl la plus puissante : celle qui sauvera le monde. Mais comment faire pour devenir une héroïne quand les dettes s’accumulent, que vous êtes seule au monde et que vous manquez cruellement de confiance en vous ?
Comme dans
Magilumiere Co. Ltd, l’autrice détourne ici les codes classiques du genre pour parler du passage à l’âge adulte (sans se prendre un camion comme Gigi !) et de ses difficultés. Le ton reste très léger et le récit se lit facilement. Mais une fois terminée, l’histoire résonne et fait l’effet d’un thé réconfortant bu en compagnie d’une amie chère. Si vous faites partie de ces lecteurs qui trouve la résolution trop facile (et qui donc avez oublié la moitié des épisodes d’anime de magical girl vus durant votre enfance), ou si vous trouvez l’histoire trop courte, rassurez-vous ! Une petite recherche sur le Web montre que l’autrice ne s’est pas arrêtée à un seul volume (et le deuxième est attendu en anglais en décembre de cette année). Il reste à espérer que l’éditeur français ne s’arrête pas non plus en si bon chemin !

Magical Girl
de Fark SeolYeon
illustré par Yoon Yves
traduction de Faustine Thivet et Kim-De Crescenzo Hye-Gyeong

Éditions Aux Forges de Vulcain

Cette publication a un commentaire

  1. J’avais repéré cette sortie de loin mais je savais vraiment pas à quoi m’attendre, merci pour les éclaircissements

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