Les Carnets de l’apothicaire t.7

En attendant la troisième saison de l’animé prévue pour le mois d’octobre, Les Carnets de l’apothicaire de Natsu Hyūga. est de retour en librairie avec le tome 7, qui s’ouvre quelques semaines après la fin du tome 6. Comme d’habitude, si l’avance par rapport aux autres variations de la série se confirme, attention en vous baladant sur les médias sociaux ! La parution des livres en anglais étant en avance sur la version française, certaines vidéos et messages divulgâchent fortement l’intrigue alors qu’elles sont censées parler de la série animée. Donc, reprenez les bonnes habitudes : n’allez pas plus loin si vous n’avez pas lu les six tomes précédents. Et rattrapez immédiatement votre retard…

D’ailleurs j’avoue avoir été frappée d’impatience moi-même et avoir lu ce tome d’abord en version anglaise, avant de découvrir cette version française traduite comme le précédent par Mathilde Gaillard-Morisaka. Également car j’étais curieuse de vérifier, comme certaines lectrices l’avaient soulevé auparavant des différences entre les deux versions. Gardez bien en tête une chose. Ne lisant pas le japonais, je n’ai aucun élément fiable pour dire qu’une version est plus fidèle que l’autre au texte original. En revanche, outre des noms restitués légèrement différemment, la différence de ton est sensible entre les deux versions. L’anglaise est plus « rentre dedans », et ne s’embarrasse pas d’euphémismes concernant certains passages, notamment – dans ce tome en particulier – le crime commis qui vaudra à Mao Mao et son père adoptif d’interroger des frères assez retors. Et je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la lecture en dévoilant une partie de l’intrigue. La version française a un style plus soutenu. Elle use donc parfois plus d’euphémismes et de non-dits. Probablement par choix éditorial, puisque cette différence est constante quel que soit le tome lu, et donc la personne en charge de la traduction. Et avantage non négligeable pour la version française (lue en papier) par rapport à la version anglaise (lue en numérique), l’ouvrage de Lumen comprend plus d’illustrations de Touko Shino dont une demi-douzaine en couleurs en fin d’ouvrage. Si vous aimez son trait, c’est un vrai régal.
Ces éléments posés, j’ai particulièrement apprécié cette histoire et franchement ri à certains passages. D’une part, nous en apprenons plus sur la famille de Mao Mao et sur la lubie du grand stratège pour le jeu de go (rassurez-vous nul besoin de savoir y jouer pour apprécier), mais également sur celle de Gaoshun et Basen. Et que dire si ce n’est que ce pauvre Gaoshun n’est pas aidé avec des enfants pareils, surtout avec son aînée dotée d’une personnalité si forte que même Jinshi ne moufte pas. J’ai également apprécié les touches médicales aussi bien concernant les nouvelles obligations alimentaires de Yao, que celles liées aux conséquences légales de l’empoisonnement de Lifa et son enfant dans le tout premier tome… Moins épais que d’autres, ce tome 7 n’en est pas moins riche en action et en moment où en tant que lectrice, vous allez passer votre temps à vous dire : « non il va pas faire ça ?… quand même pas ? » et… si, il le fait. Quand Mao Mao et sa passion pour les expérimentations médicales dangereuses semble la plus raisonnable des personnages, l’heure est-elle grave ? En tout cas, elle est riche en péripéties et, se terminant par
un coup de théâtre, ne peut que donner envie de lire la suite. A bientôt pour le tome 8 ?

Les Carnets de l’apothicaire t.7
De Natsu Hyūga (roman) et Touko Shino (illustrations)
Traduction de Mathilde Gaillard-Morisaka
Éditions Lumen

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