Tailchaser’s Song

Parce que la version française, étrangement intitulée La Légende du noble chat Piste-Fouet, vient de ressortir chez Mnémos, j’ai ressorti ma vieille édition en VO pour me replonger dans une livre de pure fantasy… Eh oui, moi qui ne suis pas du tout amatrice de J.R.R. Tolkien et des histoires du même genre, je me suis plongée avec délice dans cet hommage animalier au Seigneur des anneaux. Peut-être, car les chats y sont à l’honneur ?
Premier roman de Tad Williams, Tailchaser’s Song est à ma connaissance, le seul de son genre
dans l’ensemble de son œuvre. Si la trame vous rappelle La Guerre des clans, c’est principalement parce que les deux histoires parlent de chats harets, c’est-à-dire des chats domestiques redevenus sauvages. Mais Tailchaser’s Song a été publié en 1985 alors que La Guerre des clans a commencé sa saga en 2003. Et le premier a un traitement plus adulte que le second plus destiné à la jeunesse.
De quoi parle Tailchaser’s song ? De Tailchaser (Piste-Fouet en français), un jeune chat tigré roux avec une étoile blanche sur le front.
Vivant à moitié avec une famille d’humains, à moitié comme un chat sauvage, il va se lancer dans une quête pour savoir où ont disparu plusieurs de ses amis, dont Hushpad, une jeune chatte à qui il devait se lier. Chemin faisant, il rencontrera plusieurs alliés : le chaton Pouncequick qui l’a suivi depuis le départ, Eatbug un vieux chat miteux à moitié-fou mais plus utile qu’il n’y paraît et Roofshadow, une chatte calme et obstinée qui elle-même sa propre quête à mener. Il va aussi être confronté à une menace terrible issue du tréfonds des mythes fondateurs félins et rencontrer toutes sortes de créatures fantastiques.
La trame de Tailchaser’s Song est donc celle d’un roman de fantasy épique classique. Sauf que toute l’histoire est vue à hauteur de moustaches et que les chats et les autres animaux, même quand la magie est impliquée, ne se départissent jamais d’un comportement félin : ils ne se dressent pas soudain sur deux pattes et n’utilisent pas d’outils. En revanche, si le roman avec ses 364 pages est bien plus court que les livres de JRR Tolkien, sa mythologie est tout aussi riche avec ses premiers-nés, ses explications sur la création du soleil et de lune
ou de l’homme et sur l’importance des trois noms du chat : le nom de cœur donné par la mère à ses chatons, le nom du visage connu de tous donné par les membres du clan et le nom de queue que le chat doit découvrir et qui résume sa vie. Tailchaser — ou Fritti de son nom de cœur — est ainsi appelé, car il veut avoir son nom de queue avant d’avoir réellement vécu sa vie. Entrecoupé de poésie et de « chants » des différents animaux, Tailchaser’s song pourrait être un livre jeunesse, si l’action n’y était pas par moment réellement brutale et si des thèmes tels que l’esclavage, l’acculturation ou le deuil n’étaient pas si cruellement présents. Mieux vaut le réserver donc à des adolescents ou des adultes qui en apprécieront plus le mélange d’humour, d’action et de mélancolie. En revanche, ce lectorat, pour peu qu’il soit amateur de chats, devrait se régaler avec ce premier roman, avant d’enchaîner avec plaisir avec les autres livres de Tad Williams.

Tailchaser’s Song
de 
Tad Williams
Éditions
Daw

Le Millénaire vert

Des chats et Fritz Leiber… Il ne fallait pas grand-chose de plus pour que je me penche sur la nouvelle intégrale des éditions Mnémos, Les Chats sont éternels. Et que je découvre par la même occasion un roman complètement déjanté de l’auteur, interrompant ma lecture le temps d’une chronique. De Fritz Leiber, je connaissais évidemment son cycle des Épées, mais également ses textes fantastiques, voire horrifiques, et finalement assez peu sa science-fiction.
Et j’étais complètement passée à côté de ce roman paru aux États-Unis en 1953. Comment expliquer Le Millénaire vert ? Imaginez un roman de science-fiction psychédélique à la Zelazny, Dick ou Sheckley, mais écrit juste après la Seconde Guerre mondiale, dans une Amérique du Nord encore bien puritaine où le Code Hays au cinéma et le Comics Code Authority (mis en place un an après la publication du roman) vont strictement encadrer la fiction pendant longtemps. Dans Le Millénaire vert, Fritz Leiber se projette tout au début d’un XXIe siècle qui ne ressemble pas du tout au nôtre et où la Guerre froide est encore bien présente, contrairement à l’informatique. Dans un monde où la robotisation a poussé au chômage bien des gens, et dans une ville construite en couche successive, Phil Gish rêvasse en contemplant ses voisines lorsqu’un chat vert entre dans son appartement. De déprimé et timoré, l’homme se retrouve joyeux et sûr de lui durant tout le temps où le chat est en sa compagnie. Quitte à affronter une bande de catcheurs et truands et, une fois le chat disparu à se retrouver mêlé à un imbroglio entre la Mafia, le gouvernement américain, une secte étrange et un psychanalyste particulier. Et pourquoi sa voisine ressemble-t-elle à une version femelle d’un faune lorsqu’elle se déshabille ?
Plutôt court, puisqu’il ne fait que 224 pages, plus une trentaine de pages de notes de l’éditeur de cette version, Le Millénaire vert est un roman sans temps mort. Pouvant se lire comme un polar déjanté à la Fredric Brown ou à la Jean-Bernard Pouy (l’aspect politique étant mis en sourdine, époque oblige, mais étant présent), cette histoire mène son lecteur comme son protagoniste par une succession sans fin de situations invraisemblables avant de conclure en apothéose comme dans un film de la séance de minuit. Et le chat ? Vert il est, vert il reste, mais il se porte bien et agit miraculeusement sur tous les personnages de l’histoire. En se lançant à sa poursuite, le lecteur du XXIe fait un plongeon dans la science-fiction du passé dans ce qu’elle a de plus typique, mais également de plus drôle. Et notons que, bien que contraintes par le rôle que l’époque leur assigne, les personnages féminins du Millénaire vert ne manquent pas de punch et sont loin de faire de la figuration.

Le Millénaire vert
de
Fritz Leiber
traduction de C. et L. Meistermann,revisée par Timothée Rey
Éditions
Mnémos

Gnomon T.2

Il y a un mois, je vous parlais d’un puzzle littéraire fascinant. Abordons aujourd’hui la résolution en limitant le plus possible de divulgâcher l’intrigue.
Déjà, si vous cherchez un livre pour vous délasser les neurones et ne pas forcer votre cerveau à cogiter dans tous les sens, mieux vaut éviter entièrement Gnomon. Le livre de Nick Harkaway demande de l’attention et un goût pour les énigmes qui ne convient pas à tous ni à toutes les périodes de leur vie de lecteur. Ensuite, sachez que le tome 2 de Gnomon répondra à toutes les questions en suspens. Il propose en effet une véritable conclusion à l’énigme tissée dans le tome 1. Et, malgré de nombreux indices, celle-ci n’est pas forcément évidente, particulièrement en ce qui concerne Mielikki Neith. De traqueuse, l’inspectrice devient la proie de Diana Hunter (existe-t-il d’autres Dianes que chasseresses ?) avant d’être son outil pour réinitialiser le Système. Enfin, avouons-le, il y a quand même quelques longueurs et l’intrigue aurait gagnée à être élaguée de quelques pages par-ci ou par-là.
Au fond, qu’est-ce que Gnomon ? Nous sommes d’abord dans un roman cyberpunk écrit peu avant le Brexit par un auteur britannique. Celui-ci exploite à merveille les angoisses de ses compatriotes (et de l’ensemble des Européens) sur la société de surveillance, la mort, mais également sur un sentiment d’insécurité grandissant ou la perte de confiance envers l’autre, l’étranger, l’intrus. Nous sommes également dans un livre écrit par le fils d’un ex-espion de Sa Majesté, qui s’amuse brillamment à reprendre les outils de son père pour nous perdre dans de fausses identités, dans une multiplication d’indices avec l’utilisation de mots-clés comme stéganographie ou code. Nick Harkaway finit par construire peu à peu un labyrinthe pour son lecteur sachant que celui-ci, suivant les points qu’il a relevés, s’engagera une fois ou deux dans un cul-de-sac avant la conclusion. Nous sommes enfin dans le roman d’un homme amoureux de la littérature dans son ensemble, des livres et des mythes et de ce qu’ils nous disent de nous.
Alors, comment l’aborder ? Malgré tous les mythes grecs invoqués dans Gnomon, c’est vers celui de Thésée non mentionné qu’il faut se tourner. Ou plus exactement vers le fil d’Ariane et le dédale enfermant le Minotaure, qui correspond en tout cas le plus à l’effet que m’a fait cette lecture. Pour arriver au bout de ces deux tomes, vous allez devoir vous laisser porter, glisser vers le fond et trouver un fil conducteur parmi tous ceux proposés par l’auteur. Tenez-le fermement et gardez-le dans un coin de votre esprit durant toute votre lecture. Vous en ressortirez sans avoir été déchiqueté par le requin monstrueux, mais potentiellement transformé par ce livre. Ne commettez pas l’erreur de Thésée et n’abandonnez pas cette pauvre Ariane/Diana/Athenais en refermant ses pages. Les leçons qu’elle nous a transmises de son futur proche sont plus que jamais d’actualité en 2021.

Gnomon T.2
d
e Nick Harkaway
traduction de Michelle Charrier
Éditions
Albin Michel

These Savage Shores

Il est des livres qui vous attirent irrésistiblement par leur couverture. These Savage Shores de Ram V et Sumit Kumar avec son masque énigmatique est de ceux-là. La critique élogieuse qu’en fit Vladkergan sur son blog acheva de me convaincre. Et voici comment au matin de Noël, je me retrouvais plongée trois siècles en arrière en plein cœur des guerres anglo-indiennes, là où « les jours sont brûlants et les nuits pleines de crocs. »
Au début de These Savage Shores, nous suivons Alain Pierrefont, lord anglais et vampire imprudent qui s’est fait surprendre les crocs dans une lavandière. Condamné à l’exil, il est envoyé à Calicut comme attaché culturel pour La Compagnie des Indes britannique sur une terre peu adaptée à sa condition physique. Il y découvre bien vite que le prince enfant, qu’il doit cajoler pour obtenir des accords commerciaux, et son peuple ne sont pas si innocents et sans défense. Ils sont sous la protection d’une créature ancienne, elle aussi armée de crocs et dotée d’une soif inextinguible.
À partir de cette base, These Savage Shores va conter trois histoires entremêlées : l’affrontement entre vampire occidental et rakshasa indien avec chacun sa vision de l’immortalité, des besoins et des devoirs qu’elle engendre ; la mise au pas et la corruption des différents royaumes indiens par la Compagnie des Indes et sa soif capitaliste ; et une histoire d’amour contrariée.
Visuellement superbe et profondément envoutant, These Savage Shores utilise les variations du mythe vampirique pour apporter un regard différent sur la colonisation de l’Inde, en mêlant dans l’histoire différents points de vue : le passé représenté par Bishan, un royaume indien, un musulman et les Occidentaux (Britanniques principalement). Et le récit nous est conté par un scénariste (Ram V) et un dessinateur (Sumit Kumar), tout deux Indiens et descendants de résultats de cette conquête. La conclusion prouvant que la guerre change les vainqueurs tout autant que les vaincus est douce-amère. L’Inde passée a disparu, il va falloir en construire une nouvelle en s’adaptant aux monstres qu’elle a engendrés.

These Savage Shores
de Ram V (scénario), Sumit Kumar (dessin), Vittorio Astone (couleurs)
Traduction de Maxime le Dain
Éditions HiComics

La Chasseuse de trolls

Si vous pensiez avoir acheté ou emprunté un livre de fantasy avec La Chasseuse de trolls, reposez-le de suite avant votre passage en caisse. Si vous aimez Henning Mankell, Camilla Läckberg, Jo Nesbo et les autres rois et reines du polar nordique, ce titre est pour vous. En effet, La Chasseuse de trolls est une enquête policière débutant près du cercle polaire et se poursuivant dans toute la Suède.
Tout commence à l’été 1978 : une mère et son fils de quatre ans partent en vacances dans une cabane isolée. La mère revient seule : un géant a enlevé son fils. Vingt-cinq ans plus tard, un autre petit garçon de quatre ans disparaît chez sa grand-mère. Un nain bizarre à l’air pas tout à fait humain a été photographié près de la maison quelques jours auparavant. Il n’en faut pas plus pour que Susso Myrén, cryptozoologue spécialisée dans les trolls, se lance sur la piste des ravisseurs en question… À partir de cet instant, le livre va suivre deux parcours : celui de Susso et celui de Seved, un homme trentenaire vivant dans une communauté isolée et ayant une peur terrible des « grands » qui lui servent de voisins. Peu à peu, leur histoire et le devenir des deux enfants enlevés vont se rapprocher, se croiser et former un tout homogène.
L’approche originale de
La Chasseuse de trolls sur le monde des créatures fantastiques nordiques est particulièrement intéressante. Elle donne certainement envie d’en savoir plus sur cet univers, sachant que les trolls du titre peuvent être des ogres géants comme des lutins semblables à nos nains de jardins et toutes les entités de la féérie suédoise entre les deux. Tellement originale qu’il devient difficile d’identifier exactement quel être se cache derrière quel masque de fourrure. En revanche, le livre a les défauts de ses qualités. Même si des créatures imaginaires sont mêlées à ces disparitions d’enfants, La Chasseuse de trolls reste avant tout un polar. Et scandinave qui plus est. Ce qui signifie que, passé les premiers chapitres narrant la disparition de l’enfant en 1978, l’action démarre lentement. L’auteur ne prend pas son lecteur par la main pour l’entraîner à sa suite. Il peint un tableau pointilliste avec de nombreux détails, dont certains loin d’être essentiel à l’intrigue. Stefan Spjut pose ses personnages et l’atmosphère de son récit avant d’entrer dans le vif du sujet. Et il s’attache principalement aux humains. Si vous rêvez d’action ou de découverte du monde féérique scandinave, passez votre chemin. La Chasseuse de trolls n’est pas pour vous. Le pavé risque même de vous tomber des mains à force d’ennui. En revanche, si vous aimez le genre « polar venu du froid » et qu’une touche de fantastique vous intrigue, le livre de Stefan Spjut est le compagnon idéal pour vos soirées. L’éditeur français annonce qu’il s’agit du premier volume d’un diptyque, j’avoue ne pas savoir de quoi sera fait le second volume. L’intrigue de La Chasseuse de trolls se suffit à elle-même. À moins de raconter l’histoire du côté des créatures peut-être ?

La Chasseuse de trolls
de Stefan Spjut
Traduction de Jean-Baptiste Courtaud
Éditions Actes Sud

(critique initialement parue dans Bifrost n°95)

Scary stories – Histoires effrayantes à raconter dans le noir

Ayant vu Scary Stories le film, je me suis précipitée sur le livre une fois trouvé en librairie. Sauf que Scary Stories d’Alvin Schwartz n’est pas un roman, ni même un recueil de nouvelles d’horreur, comme pouvait le laisser entendre le film. C’est une compilation d’histoires effrayantes, de racontars et de légendes urbaines à se raconter entre amis la nuit autour d’un feu de bois ou lors d’une soirée pyjama.
Les visiteurs réguliers de ce blog connaissent mon amour pour les mythes, anciens ou modernes.
Ils se doutent donc déjà que j’allais me régaler avec ce livre. Alvin Schwartz était un folkloriste et un écrivain jeunesse américain spécialisé dans les contes pour enfants et adolescents à faire hurler. De peur, de surprise ou de rire, et parfois des trois à la fois. Le recueil français rassemble les trois tomes américains de Scary Stories, parus entre 1981 et 1991. Et que contient-il ? Beaucoup de légendes urbaines (Le crochet, Le bouton rouge), d’histoire de fantômes (Les invités, L’arrêt de bus) ou autres récits. Certains sont assez anciens comme La robe de satin blanc ou Merveilleuse saucisse, d’autres plus récents. À chaque fois, Alvin Schwartz les a modernisés et rendus accessibles pour un jeune public. Les histoires sont très courtes, ne dépassant pas cinq pages pour la plus longues, L’Enfant-loup. Elles sont souvent magnifiquement illustrées par des dessins en noir et blanc de Stephen Gammell. D’ailleurs certains ont été parfaitement intégrés au film comme la dame pâle dans Le Rêve. Et pour aller plus loin, dans ses notes, Alvin Schwartz explique d’où viennent les récits qu’il a choisis, les changements qu’il y a apportés ou les versions plus connues ou plus anciennes (comme la légende de Romulus et Remus pour L’Enfant-loup).
Le résultat final est un livre parfait pour enfants et adolescents voulant jouer à se faire peur. Et un bon point de départ pour qui s’intéresse aux légendes urbaines et à leurs formations. À lire bien entendu le soir, si possible seul dans une maison venteuse. Si vous l’osez…

Scary stories–Histoires effrayantes à raconter dans le noir
d’A
lvin Schwartz
Illustrations de Stephen Gammel

Traduction d
e Maxime Le Dain
Éditions
Castelmore

Légendes urbaines, mythes et racontars au pays du Soleil Levant

Ayant eu l’occasion professionnellement de me pencher sur le folklore japonais et les yokaï, je déplorais l’absence de livres sur le sujet dans ma bibliothèque. Une amie, qui connaît ma passion pour les légendes urbaines a eu l’idée de m’offrir Légendes urbaines, mythes et racontars au pays du Soleil Levant de Stéphane L. Gabriel, autoédité chez Amazon Publishing.
Qu’elle en soit remerciée. Le texte souffre de
défauts importants, mais il se dévore et s’avère une mine d’informations.
Commençons par les défauts. C’est tout simple : il n’a pas été édité. Les fautes d’orthographe (principalement de l’inattention) sont nombreuses, de même que les homonymes utilisés à mauvais escient. Cela ne freine pas la lecture, ceci dit. C’est juste très agaçant à la longue. La mise en page semble, elle aussi, conçue pour un format un poil plus haut que le livre papier final. Du coup,certaines histoires commencent parfois dans la foulée de la précédente au lieu de commencer sur une page dédiée.
Ce point réglé,
Légendes urbaines, mythes et racontars au pays du Soleil Levant se révèle très intéressant. Même s’il parle de mythes connus comme le Kappa ou ceux ayant inspiré The Ring et ses suites cinématographiques, il ne s’en contente pas et propose des légendes et rumeurs différentes, ainsi que des jeux à se faire peur propres au Japon et à l’Asie. Même en connaissant bien le domaine, vous y apprendrez toujours quelque chose. À prendre toutefois avec des pincettes puisque Stéphane L. Gabriel retranscrit en prenant pour argent comptant la vieille histoire du contenu satanique de titres rocks réécoutés en sens inverse… Si vous êtes amateur de légendes urbaines, voici qui élargira vos horizons. Et vous incitera à aller plus loin.

Légendes urbaines, mythes et racontars au pays du Soleil Levant
de Stéphane L. Gabriel
disponible via Amazon Publishing