Le Paris des Merveilles – Les enchantements d’Ambremer

De Pierre Pevel, j’avais lu le tome premier du Haut-Royaume et celui des Lames du Cardinal. Le style était assez clair et enlevé pour m’emmener jusqu’au bout des livres, mais mon peu d’intérêt pour ces histoires de fantasy sommes toute très convenues ne m’avait pas donné envie d’aller plus loin. Or, si je ne suis pas une grande amatrice de fantasy dite « classique », j’ai un très très gros faible pour la littérature steampunk et la fantasy humoristique. Profitant d’une des GrosseOP de Bragelonne, j’ai donc pris le tome 1 du cycle Le Paris des Merveilles en promotion à 0,99 €.

Et là, Pierre Pevel s’est révélé beaucoup plus intéressant à mes yeux que lors de mes précédentes tentatives. Certes je n’y retrouve pas l’ironie, les bons mots ou l’inventivité dont fit preuve Terry Pratchett dans sa saga Discworld, mais j’ai dévoré ce court roman en quelques heures d’insomnie avec grand plaisir. Pour une fois qu’un roman steampunk ne se passe pas à Londres ni à la toute fin du 19e siècle, cela change !

J’ai particulièrement aimé la création de créatures originales comme les chats-ailés ou les arbres parlant, ainsi que certains clin d’œil comme l’apparition de la fine équipe des Brigades du Tigre en précurseur de la police scientifique. L’histoire, à la différence du souvenir que j’avais gardé des deux autres livres, est également moins prévisible (sauf la fin) , tout en progressant assez rapidement.

Pour autant, certains détails m’ont agacée, comme le fait que le narrateur parle directement à son lecteur pour lui faire remarquer tel ou tel détail de son récit. Frédéric Dard était certes coutumier du fait, dans ses San-Antonio, mais comme il le faisait en tant que Commissaire San-Antonio racontant ses aventures avec toute l’exagération liée à son caractère, ces écarts ne sortaient pas le lecteur du récit en cours. Ici ce ne sont ni Griffont, ni Isabel de Saint-Gil ni aucun autre des personnages qui écrivent après coup les aventures. Ces interventions arrivent comme un cheveu sur la soupe. La fin semble aussi très vite amenée et emballée. Du coup, dans l’édition de Bragelonne (je ne sais si cela était déjà le cas dans l’édition originale), on se retrouve avec une courte nouvelle liée à l’univers de Jules Verne. Certes la nouvelle est plaisante, mais j’aurais préféré une fin un poil plus longue pour être moins bâclée.
Du coup, vais-je lire les deux autres tomes ? Oui, certainement si Bragelonne les ajoute à sa prochaine GrosseOP, ou si je les trouvent à l’occasion. Mais je ne précipiterai pas pour aller les commander de suite chez mon libraire.

Le Paris des Merveilles – Les enchantements d’Ambremer
de Pierre Pevel
Éditions Bragelonne

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