Le jour de l’expiation — La constellation des ombres t.2

Bon d’accord, j’aurais mis du temps après sa sortie à chroniquer ce livre… Mais, cela valait le coup. Et si vous ne voulez pas lire plus loin, Le jour de l’expiation est tout aussi bon que Le jour du souvenir, le premier tome de Bethany Jacobs dans sa trilogie La constellation des ombres. Simplement entre mon début de lecture avant les Utopiales et la rencontre avec l’autrice (dont vous lirez bientôt l’entretien ici) et la seconde moitié dévorée le temps d’un week-end, il s’est écoulé plusieurs mois, car… la vie. Ce blog n’est en effet qu’un loisir, et la fin 2025 et le début 2026 ont été très chargés professionnellement.
Or, donc, revenons à notre space opera. Le jour d’expiation commence neuf mois après Le jour du souvenir, donc… Vous connaissez la chanson, n’allez pas plus loin si vous n’avez pas lu le tome précédent. Et rattrapez immédiatement votre retard…


Au début de ce deuxième tome, les Jeveni qui ont pu s’échapper ont établi leur colonie sur Capamance, une planète glaciaire et Chono et Six sont retournées dans le Treble pour négocier la libération des 5 000 autres Jeveni. Sauf que… tout ne se passe pas comme prévu. Sur Capamance, à peine créée, la colonie se déchire avec des meurtres dans l’équipe des collecteurs et un saboteur qui se cache et s’en prend à Jun « Sunstep » la casteuse de légende qui a permis l’évasion des Jeveni. Dans le Treble, le retour de Chono et de Six est mis à mal par les Secrétaires qui veulent se servir de l’une pour contrôler les trois Mains et calmer la population qui la voit comme une héroïne du peuple et de l’autre pour museler les Premières familles.
Par rapport au premier tome, Le jour d’expiation demande deux ou trois chapitres pour se remettre dans le bain de qui est qui, mais il se lit plus facilement, car nous ne suivons généralement que deux trames temporelles à peu d’écart de temps : celle autour de Masar et Jun sur Capamance, et celle suivant Chono et Six à leur retour dans le Treble. En revanche, les coups bas, les trahisons, les retournements d’alliance, mais également les émotions et les tensions entre les personnages sont de nouveau au rendez-vous. Même si, cette fois-ci, ayant assimilé les différents concepts de cet univers dans le tome précédent, l’intrigue est nettement plus facile à suivre. Bethany Jacobs se paye même le luxe d’écrire de deux façons différentes dans un même livre. La partie sur Capamance se lit comme un roman de cyberpunk avec une chasse au saboteur aussi bien dans le monde physique que dans le monde du « cast ». Et la partie dans le Treble, elle rappelle les fresques de fantasy épique avec les différents combats et joutes verbales, l’escalade dans les enjeux et le flot de sang répandu. Mais méfiez-vous des personnages auxquels vous pourrez vous attacher : soit ils ne durent pas longtemps, soit leurs actions vont vous décevoir fortement. Je ne parle évidemment pas de Six qui joue dans une catégorie complètement à part et dont, même à la fin de ce tome, il est impossible de dire s’iel est l’un des protagonistes ou l’antagoniste ultime de la trilogie. Et dont le sort à la fin de ce livre ne fait que poser une question : à quand la suite ? Celle-ci est déjà disponible en version originale si vous êtes impatients, et devrait sortir d’ici quelques mois en version française. Surement à la même période que la sortie du tome précédent ? À cette occasion, ce serait peut-être une bonne idée de traduire également le récapitulatif fourni par Bethany Jacobs sur son site ?

Le jour de l’expiation — La constellation des ombres t.2
De Bethany Jacobs
traduction de Patrick Dechesne
Éditions J’ai Lu

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