Badroulboudour

Couverture du livre Badroulboudour, paru Aux Forges de Vulcain. Une valise perdue dans le desert sous un ciel bleu et un croissant de lune.Il est parfois des textes légers qui, sans appartenir en propre à l’imaginaire, vous invite à l’évasion et posent un sourire sur vos lèvres le temps de quelques heures. Badroulboudour de Jean-Baptiste de Froment est de ceux-là.
De quoi parle ce roman ? De deux personnes portant le même nom, Antoine Galland et vivant à des siècles de distance. Le premier a réellement existé, il fut le traducteur et le compilateur des Mille et Une Nuits. Le deuxième est son homonyme fictif, protagoniste du récit, universitaire spécialiste des Mille et Une Nuits, fraichement séparé de sa femme et en partance avec ses deux petites filles pour un club de vacances en bord de mer, en Égypte.
À la manière des contes ayant inspiré cette histoire, les vies des deux Antoine vont se mêler dans un récit oscillant entre la farce tragi-comique et la fable philosophique sur la superficialité de la société de consommation, la lutte des classes et l’opposition ou l’attraction entre l’Orient et l’Occident. Le tout étant écrit par un écrivain français qui a découvert l’Orient par les mêmes histoires dont il parsème la sienne et dans un récit, où de l’Égypte moderne, nous ne lirons quasiment rien hormis un bout de plage et un terminal d’aéroport. Et pourtant Badroulboudour, tout en finesse et en légèreté, joue de ses propres failles pour amuser le lecteur et, au passage, en égratigner certains préjugés.
Pas mal non pour un texte léger comme une histoire du soir ?

Badroulboudour
de
Jean-Baptiste de Froment
Éditions Aux forges de Vulcain

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