The Dark Hours

Une fois de plus, retournons à Los Angeles aux heures creuses de la nuit dans les pas de Renée Ballard et d’Harry Bosch avec le dernier roman en date de Michael Connelly, The Dark Hours (notez l’originalité débordante de ce titre !)
L’action commence dans la nuit du 31 décembre 2020 au 1er janvier 2021 alors que Ballard et une collègue venue des Mœurs sont appelées sur ce qui semble être un accident lié à la « pluie de plomb » de la Saint-Sylvestre quand certains habitants tirent en l’air pour fêter la nouvelle année.
The Dark Hours reprend une formule désormais classique mettant en scène les deux détectives récurrents de Michael Connelly, celle toujours en activité et son « mentor » désormais retraité. Deux enquêtes s’ouvrent : le meurtre du Nouvel An qui a un lien avec une ancienne affaire d’Harry Bosch, et une série de viols prémédités par un duo de criminels.
Si la résolution de ses deux affaires avec leurs lots de rebondissements
reste passionnante et pousse à dévorer très vite ce polar, ce qui en fait tout le sel est comme d’habitude ce qu’il nous dit sur notre société. Oui plutôt sur la société américaine divisée par l’ère Trume et pas une pandémie dont on ne voit plus le bout.
Ainsi, Renée Ballard assiste à la démotivation d’une grande partie du LAPD tiraillée par des injonctions contradictoires, en but à la vindicte publique après les émeutes qui ont suivi la mort de George Floyd, mais également celle d’une frange de la population résolument hostile à toute mesure sanitaire. Elle voit ainsi nombre de ses collègues ne plus
faire qu’acte de présence en attendant de faire valoir leurs droits à la pension, quitte à multiplier les négligences et à couvrir les exactions commises par d’autres. De plus en utilisant la personne de Ballard, sa première héroïne récurrente, Michael Connelly en profite à chaque roman pour aborder les relations hommes-femmes. Dans The Dark Hours, il s’y essaie principalement avec la deuxième enquête qui prend ses racines dans le Dark Web et un courant masculiniste prêt à tout par haine des femmes. Autant dire que ce n’est pas son approche la plus subtile, mais elle a le mérite d’être efficace et de ne pas dire trop de bêtises sur le fonctionnement du Dark Web et des outils techniques pour y accéder.
Et comme souvent, au milieu de scènes intenses et de sujets assez sombre, l’auteur ajoute quelques rayons de soleil à The Dark Hours comme Ballard entraînant Bosch se faire vacciner ou l’arrivée de son nouveau chien Pinto. Encore un excellent cru !

The Dark Hours
de 
Michael Connelly
Editions
Little, Brown and Company

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