Dino Hunter

J’avoue : en présence d’un dinosaure dans un ouvrage de fiction, je perd rapidement toute objectivité. Ce qui me permet d’apprécier largement l’intégralité des Jurassic Park et autres Jurassic World au cinéma sans m’arrêter sur les gouffres logiques des scénarios. Ce qui fait que j’ai un faible pour Sauron en tant que méchant des X-Men. Et qui fait que je me suis régalée à lire Dino Hunter d’Olivier Saraja, avant de me le faire piquer par toute la famille.
Publié dans la collection Pulp des défuntes Éditions Walrus, Dino Hunter ne se prend pas au sérieux. Il y a de l’action, des dinosaures, des extra-terrestres et des situations invraisemblables à gogo. Pour autant, avec ce titre Olivier Saraja ne prend pas ses lecteurs pour des idiots. Bien au contraire, il les rend complices de son délire en jouant habilement avec les clichés du genre et en les entraînant là où ils ne s’attendent pas.
Tout commence pourtant par une simple balade le long du Rio Grande avant de virer au Jurassic Park moderne pour se terminer en invasion extra-terrestre grandiloquente… Et visiblement, une fin ouverte pour, éventuellement, lire un jour la suite des aventures d’Howard Buck. Comme tout bon roman pulp, ne vous attendez pas à des explications logiques : des vaisseaux sortent tout droit du cœur du soleil, des ptéranodons vivent encore à l’état sauvage à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, et les motels américains laissent des squatteurs s’installer chez eux sans pantalon à l’heure du déjeuner… Laissez-vous simplement porter par les aventures de Buck et d’Amanda, imaginez-vous chevauchant votre dinosaure favori dans un décor de Far West et appréciez ce livre.
En revanche, comme les éditions Walrus ont fermé, si vous voulez vous le procurer, vous n’aurez plus cette belle couverture orange. A partir de septembre 2018, ce sont les éditions du 38 et la collection Le Fou qui accueille Dino Hunter. Et Olivier Saraja a annoncé qu’il y aura une suite.

Dino Hunter
de Olivier Saraja