La mort des étoiles – Spin




De l’autre côté des livres

Couverture Spin

Des livres de fin du monde et d’extra-terrestres, la science-fiction en a produit des milliers. Des livres où des extra-terrestres anéantissent notre civilisation également, à commencer par le classique « La Guerre des Mondes » d’H.G.Wells. Et pourtant, sur cette trame ultra-classique, Robert Charles Wilson arrive à tisser un roman unique. Le point de départ est simple. Une nuit d’octobre, les étoiles et la lune disparaissent, cachées par une membrane entourant la Terre. Cette membrane met la planète en stase, tandis qu’autour d’elle le temps continue à s’écouler : en une année terrestre, des millénaires s’écoulent à l’extérieur. Et le soleil vieillit, grossit et absorbera d’ici quelques années la planète. Coincé sous cette membrane, les trois protagonistes de l’histoire essaient de vivre au mieux en attendant la catastrophe, de la comprendre et peut être d’en tirer partie. Ce roman oscille entre résignation, espoir et nostalgie du temps qui passe. Et redonne foi en l’humanité : malgré ses défauts et son non-respect de l’environnement (qui a conduit indirectement à la formation de la membrane), elle trouvera elle-même le moyen de se tirer de ce mauvais pas. Même si la sortie finale n’est pas celle prévue par les têtes pensantes. Ce roman a été suivi de deux autres, Axis et Vortex, mais ils n’ont pas la puissance évocatrice du premier.

Spin de Robert-Charles Wilson, traduction de Gilles Goullet

 

 


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