Les Carnets de l’apothicaire t.8

Avant même que la nouvelle saison de l’anime, toujours prévue pour octobre 2026, n’arrive, Lumen nous propose un deuxième livre cette année dans l’univers des Carnets de l’apothicaire de de Natsu Hyūga. Il s’agit du huitième roman en langue française, qui regroupe donc les huitième et neuvième light novel disponibles en japonais (et à l’heure où cette chronique est écrite, l’autrice en a publié 21 et la série est toujours en cours…) Comme d’habitude, si l’avance par rapport aux autres variations de la série se confirme, attention en vous baladant sur les médias sociaux ! La parution des livres en anglais étant en avance sur la version française, certaines vidéos et messages divulgâchent fortement l’intrigue alors qu’elles sont censées parler de la série animée. Donc, reprenez les bonnes habitudes : n’allez pas plus loin si vous n’avez pas lu les six tomes précédents. Et rattrapez immédiatement votre retard…


À ce sujet, comme pour le tome précédent, mon impatience m’avait faire lire les versions anglaises avant la version française, traduite encore une fois par Mathilde Gaillard-Morisaka. Et la différence que j’avais constatée se renouvelle, mais de façon inversée… La première partie de l’histoire consacrée aux épreuves pratiques pour devenir médecin est plus explicite en français qu’en anglais, et les soupçons de Mao Mao sur la filiation de Jinshi (ainsi que ses fantasmes de traitement) sont également plus clairement dits. Encore une fois, ne lisant pas le japonais, je n’ai aucun élément fiable pour dire qu’une version est plus fidèle que l’autre au texte original. Mais j’ai une préférence pour l’édition française qui, outre les illustrations en noir & blanc de l’histoire, agrémente également l’ouvrage de planches en couleurs à la fin de chaque tome (non disponible dans les versions anglaises numériques que j’ai). Et le ton proposé par la traductrice me semble plus proche de l’idée que je me fais d’un roman historique à la Cour impériale. Dans celui-ci, l’histoire reprend quelques minutes à peine après la fin du tome 7 et les actions de Jinshi, mais également l’arrivée d’une nouvelle concubine en provenance de l’Ouest, vont forcer MaoMao à se plonger dans le passé de son père adoptif avant d’entreprendre un long voyage vers l’ouest. Ici la séparation entre les deux parties du roman est visible aussi bien dans le lieu que dans le ton. La première tient plus de l’enquête médicale et des intrigues de cour, tandis que la deuxième, plus humoristique, est un récit de voyage et permet de prendre des nouvelles d’un personnage disparu depuis le deuxième roman… La fin, en revanche, se termine de façon encore une fois assez abrupte (mais bien moins mélodramatique que dans le roman précédent !), il sera intéressant de lire la suite très vite.

Les Carnets de l’apothicaire t.8
De Natsu Hyūga (roman) et Touko Shino (illustrations)
Traduction de Mathilde Gaillard-Morisaka
Éditions Lumen

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