Le Carnaval des vampires

Une histoire mystérieuse de vampires en plein Venise au 18siècle, cela vous tente ? Venez donc découvrir Le Carnaval des vampires, roman policier d’Olivier Barde-Cabuçon pour découvrir de quoi il retourne. Mais avant, sachez déjà qu’il s’agit du huitième roman d’une série mettant en scène M. de Volnay, commissaire aux morts étranges et son compagnon plus âgé, Guillaume, présenté comme un moine hérétique.
Si vous avez déjà lu d’autres livres de cette série, vous connaissez déjà les liens qui unissent les deux hommes. Sinon, vous le découvrirez, comme moi, bien assez tôt avec les quelques allusions faites aux événements des livres précédents.
Or donc… Ayant dû fuir la France, le commissaire et le moine viennent d’arriver à Venise retrouver une jeune comédienne, Violetta, quand un des hauts magistrats de la cité leur confie une enquête urgente. Ils doivent trouver qui se cache derrière une série de morts et résurrections suspectes à seulement quelques jours du carnaval, événement commercial majeur.
Évidemment, comme dans tout bon polar, les choses ne sont pas aussi simples. Et comme tout se passe en 1760, la science et la médecine légale ne sont pas aussi avancées qu’au XXe ou au XXIe siècle, et la superstition est parfois plus forte qu’elles quitte à faire disparaître des preuves essentielles ou à jeter encore plus de confusion. L’enquête suivra donc deux fils distincts : celui du commissaire qui refuse de voir l’œuvre de quelconques créatures maudites ; et celui du moine qui, ayant déjà vécu à Venise et connaissant bien les fantômes qui la hantent, ne ferme pas obligatoirement la porte à une explication surnaturelle. À ces différentes hypothèses, l’auteur croise de multiples sous-intrigues : que cache Violetta, quelle est l’ampleur de ce soudain héritage, que veulent les Turcs ennemis ancestraux et partenaires commerciaux de la Sérénissime ? Le lecteur, lui, se retrouve souvent perdu dans les méandres du roman comme dans les ruelles de la ville, toujours à deux doigts de tomber dans un canal. Et pourtant, l’expérience est réussie et séduisante : jouant de masques et d’ombre avant les révélations finales, ce Carnaval des vampires est un livre prenant qui ne se lâche pas facilement. Et dont les 484 pages se dévorent le temps d’une escapade hors du temps au bord de la lagune…

Le Carnaval des vampires
d’Oliver Barde-Cabuçon
Éditions Babel Noir/Actes Sud

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