Lady Helen : le Club des Mauvais jours

Couverture livre Lady Helen : le Club des Mauvais JoursVendu par l’éditeur français comme un livre entre « romance à la Jane Austen et fantasy noire », Lady Helen : le Club des Mauvais jours d’Alison Goodman a de quoi intriguer. Roman jeunesse, il se passe principalement dans la bonne société londonienne en 1812, au lendemain des affrontements entre la Grande-Bretagne et l’Empire de Napoléon Bonaparte. Lady Helen Wrexhall, jeune orpheline de 18 ans, vit chez son oncle et sa tante en attendant d’être mariée. Sauf que la fougue et le caractère curieux qui ont entraîné la perte de sa mère commencent également à se manifester chez elle, au grand déplaisir de son oncle puritain et passablement misogyne (même pour l’époque). Par la même occasion, elle va découvrir une lutte clandestine entre démons et espions aux superpouvoirs dont sa mère faisait partie. Que va-t-elle choisir ? Le destin d’une jeune femme de la bonne société tenant la maisonnée de son époux sans faire de vague ou la carrière maternelle et s’engager dans cette guerre souterraine au risque d’y perdre son âme ? Lady Helen mettra bien 400 pages à se décider, même si, en sachant que ce livre st le premier d’une trilogie, le résultat final n’est pas une surprise.
L
ady Helen : le Club des Mauvais Jours se lit néanmoins extrêmement vite et de façon très agréable, que vous aimiez les études de mœurs à la Jane Austen (ce qui n’est pas mon cas) ou les romans d’aventures rehaussés de fantastique (ce qui est déjà plus dans mes goûts). Il faut quand même attendre une petite centaine de pages pour apercevoir un élément surnaturel. En revanche, vous y croiserez également des personnes historiques comme Lord Byron ou Beau Brummel en personnages secondaires et néanmoins utiles à l’intrigue. Et la partie surnaturelle, les fameux démons, est assez originale pour retenir votre attention. J’ai apprécié le mélange d’optique et d’alchimie nécessaire pour les combattre. Le tout est écrit dans un rythme soutenu, avec juste ce qu’il faut de retournement de situations pour conserver l’attention du lecteur. En revanche, dans mon cas particulier, l’histoire se suffit à elle-même. Le résumé du tome suivant, Lady Helen : le Pacte des Mauvais Jours, indique encore une valse-hésitation de la jeune fille entre ses talents et son beau (mais bien fade) duc. N’étant pas fan de romance pure, je pense que je ferai l’impasse sur la suite.

Lady Helen : le Club des Mauvais Jours
d’Alison Goodman
Traduction de Philippe Giraudon
Éditions Gallimard Jeunesse