Avis d’invité : L’Assasin royal

Ce blog s’ouvre parfois à des invités qui nous font partager leurs coups de coeur. Ici, Jed 31 ans, lecteur aux goûts éclectiques dans l’imaginaire. Celui-ci a choisi de nous parler d’une saga devenue un classique de la fantasy, qui l’a marqué au point qu’il la connaît « presque par cœur » : L’Assassin royal de Robin Hobb. Laissons-lui la plume…

Comment régiriez-vous si, depuis votre plus jeune âge, vous étiez un pion sur un échiquier, incapable de bouger de votre propre volonté, et aveugle à la stratégie des deux joueurs ? Sûrement très mal. C’est pourtant ainsi que notre héros du jour FitzChevalerie Loinvoyant, bâtard du prince-servant Chevalerie Loinvoyant, a vécu une partie de sa vie.
La saga de L’Assassin royal, écrite par Robin Hobb, nous plonge dans les affaires politiques du Royaume des Six-Duchés, et nous fait vivre à travers son personnage principal les crises que la famille royale doit affronter. Complots, guerres, affaires politiques et magie vont rapidement s’insérer dans le quotidien de FitzChevalerie qui s’efforce en parallèle de dissimuler et protéger ses propres secrets.
Ce dilemme d’avoir à constamment choisir entre son devoir familial et sa vie personnelle le mène à des décisions impulsives aux conséquences dramatiques ainsi qu’à de nouveaux problèmes qui permettent de tenir le lecteur en haleine tout le long des romans.
Jeune adolescent, adulte trentenaire, cinquantenaire grisonnant. Entre quinze et vingt ans séparent chacune des trois trilogies qui constituent cette saga. Avec ce format, l’autrice est en mesure d’étendre le récit initiatique du héros sur une longue période, et de nous offrir à chaque nouvelle aventure, un FitzChevalerie plus mature, qui a eu le temps de réfléchir aux conséquences de ses décisions passées et d’apprendre de ses erreurs.
Cela permet également de rafraîchir le contexte social et politique dans lequel les événements ont lieu. Robin Hobb a réussi à créer un univers médiéval fantastique en constante évolution, grâce aux aventures de Fitz. Au centre de ce monde, nous trouvons le Royaume des Six-Duchés gouverné par la famille Loinvoyant dont le rôle est de naviguer à travers un fourbi de politique intérieure et extérieure afin de maintenir la paix et la stabilité de leur domaine. Chaque évolution apporte de nouveaux problèmes menaçant le pouvoir royal, la tranquillité du royaume et la sécurité de la famille régnante.
Un des plus gros vecteurs de changement est sans aucun doute la magie, ou plutôt les magies. Toutes deux basées sur la puissance de l’esprit, l’une est glorifiée par la population en tant que magie des Rois, l’autre vilipendée et considérée comme magie sale, indigne et passable de peine de mort. Elles se trouvent régulièrement au cœur des problèmes traversés par les personnages, et leur importance ne cesse de croître au fur et à mesure que les héros en découvrent les secrets oubliés.
Malgré quelques irritations que l’on peut ressentir à cause du caractère adolescent de FitzChevalerie, la saga de l’Assassin royal arrive à narrer efficacement les aventures poignantes de personnages auquel on s’attache rapidement dans un monde fascinant.

L’Assassin royal
De
Robin Hobb
Traduction de Arnaud Mousnier-Lompré

Éditions
Pygmalion et J’ai Lu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.