Histoires illustrées de la Chine

Reçu à Noël dernier, Histoires illustrées de la Chine fait partie de ces beaux livres qui se dégustent petit à petit. Un conte par-ci, une légende par-là en prenant le temps d’en admirer les illustrations. C’est en effet un court recueil de treize histoires traditionnelles chinoises. Celles-ci sont souvent comiques comme La renarde et le tigre ou Il n’y a pas d’argent enterré ici, ou plus poétique comme Le rêve du papillon D’autres sont nettement plus connues comme Le roi Singe. Celle-ci, la plus longue de ce recueil, est en effet une énième version de la saga bouddhiste de Hanuman adapté à la cosmogonie chinoise. En Europe, tous ceux qui ont vu ou lu Dragon Ball étant enfant y retrouveront beaucoup d’éléments communs, puisque le manga puise à la même source.
Conçu par ses créateurs, Rosie Dickins et Andrew Prentice, comme une façon de découvrir la culture chinoise à travers ses récits les plus iconiques, ce livre propose certes des histoires très éloignées de ce qui nous est familier. C’est notamment le cas de La perle qui brillait dans la nuit ou du Mariage de la souris. Et d’autres qui sont au contraire très proches des contes traditionnels européens. La grand-tante tigre évoque furieusement Le Petit chaperon rouge et Les pantoufles d’or rappelle fortement Cendrillon. Sauf que dans ces deux cas-là, l’histoire est nettement moins sanglante que dans la version de Charles Perrault.
Outre les textes eux-mêmes, ce livre se distingue par des illustrations reproduction de peintures dans le style traditionnel chinois. C’est d’ailleurs la couverture du livre qui avait d’abord attiré mon regard. Et du coup, l’histoire Le Peintre et les dragons prend une autre saveur en regardant les illustrations qui y sont liées.
Que vous connaissiez ou non la Chine et sa culture, ce livre est un bon point de départ pour tous les amateurs de contes, quelque soit leur âge.

Histoires illustrées de la Chine
de
Rosie Dickins et Andrew Prentice
Traduction de Nathalie Chaput
É
ditions Usborne