Quelques petites précisions sur le contenu de ce site…

Je comptais comme tous les mardis vous parler d’un livre qui m’a plu, et une énième discussion assez vive dans le petit monde de la blogosphère m’a donné matière à réflexion. Tout était parti d’une maison d’édition qui souhaitait recruter des blogueurs et autres influenceurs pour leur envoyer des exemplaires de ses ouvrages contre chroniques durant l’année à venir, et avec des conditions particulièrement draconiennes pour une activité de loisir, ce qui est — il me semble — le cas de la majorité des blogs parlant de lecture. Je ne la citerai pas, car les foudres de Twitter sont tombés sur cette maison (d’ailleurs elle a depuis annoncé supprimer le caractère obligatoire de certains aspects de cette relation) et car celle-ci précise qu’elle laisse la porte ouverte à des envois de titres sans être partenaire privilégié (ce qui n’est pas le cas de toutes les autres maisons avec des offres similaires, loin de là). Toutefois, ce n’es pas la première à proposer ce genre d’accords. Plusieurs éditeurs dans différents genres littéraires ont déjà proposé des « partenariats » similaires, avec plus ou moins de bonheur. D’autre part, toute la blogosphère n’est pas non plus blanche comme neige, ni exempte de maladresse, moi y compris.
N’ayant pas l’intention de jeter la pierre sur les uns ou les autres, je compte simplement vous expliquer ici comment moi, Stéphanie Chaptal, en tant que propriétaire de De l’autre côté des livres je fonctionne. Je parle bien ici de mon activité sur le site, et non de celle que je peux exercer par ailleurs de façon rémunérée comme journaliste ou autrice, ou comme chroniqueuse bénévole au sein d’une fanzine.

La vocation du site…

Premièrement, comme je le rappelle dans la page de confidentialité, ce site — et les comptes sociaux qui lui sont affiliés — n’a absolument aucune vocation commerciale. Au contraire, j’en paye l’hébergement et le nom de domaine de ma poche. Il se peut qu’un jour, je sollicite une contribution avec un équivalent d’uTip ou autre, mais ce serait alors sur la base du volontariat et je solliciterai votre avis avant. De toute façon, je ne compte ni récolter les données des visiteurs et les vendre au plus offrant, ni placer des bannières publicitaires sur ce site. Ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Tout au plus, a-t-il vocation de promotion pour mes activités professionnelles de journaliste, traductrice ou autrice (et si vous êtes intéressés, nous pouvons en discuter ici).
Deuxièmement, j’ai d’abord conçu De l’autre côté des livres comme un carnet de lectures où je partage mes coups de cœur (et beaucoup plus rarement mes coups de gueule) en termes de lecture. Les livres qui m’ont suffisamment plu pour que j’aie envie de dire aux autres : « tiens, ce titre est bien, va z’y, lis-le. » De temps en temps, divers invités viennent donner leur avis sur les livres qu’ils et elles ont lus. Ma seule intervention se limite alors à les présenter et mettre en forme leur texte, c’est leur opinion qui s’exprime et non la mienne (le plus souvent, car ils et elles parlent de livres que je n’ai pas lus).
D’où viennent les livres dont je parle ? Au départ du blog, principalement de ma bibliothèque personnelle et de mes achats récents, voire de mes emprunts en bibliothèque. Puis au fil du temps, j’ai commencé à recevoir des propositions de « service presse », à savoir des livres envoyés gracieusement en espérant une chronique par les éditeurs et/ou les auteurs. Et parfois, il s’agit de titres dont j’ai pu parler par ailleurs dans un cadre professionnel, mais en ayant trop peu de place à mon goût à accorder au titre en question. Notons aussi que je passe parfois par les services de Netgalley ou Babelio pour découvrir de nouveaux auteurs, que ce soit en français ou en anglais.

En ce qui concerne les service presse…

Concernant les services presse, puisque ce sont eux qui ont généré le débat sur Twitter, dans le cadre du blog, il m’arrive d’en solliciter, au coup par coup. Il m’arrive beaucoup plus souvent d’en recevoir sans que je le demande parce que l’auteur ou la maison d’édition estime que le livre en question peut me plaire. Entendons-nous bien, ce n’est pas parce que j’ai reçu le livre gratuitement que je vais en parler sur le blog. Si pour une raison x ou y, je n’ai pas suffisamment aimé le livre pour avoir envie de le recommander ou de le prêter, je n’en parlerai pas, quelle que soit la façon dont il est arrivé entre mes mains. Il faut vraiment que j’ai détesté un livre (et que j’ai eu l’impression de me faire rouler en l’achetant, ce qui exclut de facto ce que j’ai reçu à titre gratuit) pour que je consacre du temps, de l’énergie et de l’espace d’hébergement à un coup de gueule. Un simple : « c’est pas mon style » ou « bof, j’ai abandonné en cours de route. » ou « moui, il se lit mais sans plus. » n’a aucune raison d’être dans un carnet de lecture, et donc d’être sur ce blog. En revanche, généralement, j’enverrai un petit mot à la personne qui me l’a envoyé en privé pour la prévenir de la non-parution, si j’avais demandé ce service presse (et souvent également s’il est arrivé à l’improviste). Si vous m’avez envoyé quelque chose et que vous n’avez pas de nouvelles de ma part, n’hésitez à m’envoyer un courrier, il est fort probable que votre texte soit dans l’une de mes monstrueuses PAL (pile à lire pour les intimes), tant physique que numérique. Vous l’aurez compris, même en lisant beaucoup pour mon plaisir (entre 3 et 4 livres par semaine, y compris des relectures, hors période de vacances) et même si le livre m’a plu, je ne m’engage pas sur une parution — sauf exception rarissime — dans le mois ou les semaines qui suivent la réception d’un service presse. De l’autre côté des livres reste avant tout un site de passion pour moi, et je ne veux pas qu’il devienne une corvée, ce qui se ressentirait sur l’intérêt de mes recensions, me semble-t-il. C’est également pour cette raison, que je ne signale pas systématiquement si le livre chroniqué a été reçu en service presse, acheté, était déjà en ma possession ou a été emprunté en bibliothèque. Je ne veux pas créer de hiérarchie entre mes lectures, ni laisser planer le doute sur la sincérité d’une critique.
Pour finir, notez bien que ces explications ne concernent que mon propre fonctionnement sur mon blog. En tant que blogueuse, comme en tant que lectrice lambda, je fais mien les droits du lecteur tels que définis par Daniel Pennac. Je ne considère pas que c’est la conduite à tenir pour un blog littéraire, et ne juge donc pas celles et ceux qui ont un fonctionnement différent. Je considère juste que c’est celle qui me convient. Et si vous avez des questions, des remarques ou des commentaires, n’hésitez pas à m’en faire part !

N.B. : Les commentaires sont modérés a priori sur ce blog, uniquement pour ne pas noyer chaque chronique ou article sous un flot de spam sans intérêt.

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