MADI: once upon a time in the future

Vous aimez les histoires cyberpunk bien ficelées ? Vous aimez les comics débordant d’action sans super-héros ? Vous souhaitez soutenir des créateurs indépendants ? Voici trois bonnes raisons pour vous pencher sur MADI : once upon a time in the future, co-écrit par Duncan Jones et Alex de Campi.
Même s’il peut se lire de manière indépendante, sachez que MADI fait partie du « Moonverse », l’univers cyberpunk créé par Duncan Jones et comptant déjà deux films (Moon sorti en 2009 et Mute disponible lui depuis 2018 sur Netflix). Chaque itération raconte une histoire indépendante et s’inspire d’un univers visuel qui lui est propre : aux années 60 kubrickiennes de Moon et à la fin des années 70/début des années 80 de Mute, MADI semble directement inspiré
des films d’actions de la fin des années 80 et des années 90. En gardant le meilleur de ceux-ci.
Que raconte MADI ? Ce gros pavé de 260 pages narre les aventures de Madison Preston, une vétérante de l’unité des opérations spéciales
Liberty criblée de dettes. Ne faisant plus partie de l’armée, elle est toujours à la recherche d’argent pour entretenir les innovations technologiques dont son corps est truffé. Devenue mercenaire, au cours d’une mission qui tournera mal elle se retrouvera en fuite avec un enfant, innovation technologique que toutes les corporations s’arrachent. Ne sachant qui est un allié, qui est un ennemi, elle va devoir trouver un refuge sûr pour l’enfant et l’y mener à bon port. De Londres à New York en passant par Shanghai ou le grand canyon son parcours sera largement mouvementé.
Si la fusion entre les deux scénaristes est si forte qu’il est difficile de déterminer quelle part revient à Duncan Jones, quelle part à Alex de Campi, ce n’est pas le cas du dessin. Pas moins de vingt-neuf artistes mettent en image cette histoire, chacun avec sa patte et sa perception de l’histoire. Pour autant ces changements incessants de style ne sont pas gratuits, ils correspondent à des passages de l’histoire : quand Madi est en mode bersek, les pages sont volontairement sombres et presque « sales » par exemple. Ce qui obligera le lecteur à lire une première fois l’histoire d’une traite pour en connaître tous les rebondissements (certains prévisibles, d’autres beaucoup moins), puis à la reparcourir plus lentement pour en savourer tous les détails. Mais ce sera un plaisir.

MADI: once upon au time in the future
Scénario de Duncan Jones et Alex de Campi
Illustrations de Dylan Teague, Glenn Fabry, Adam Brown, Duncan Fregedo, Jacob Philips, LRNZ, Ed Ocaña, Ra
úl Arnáiz, André Araújo, Chris O’Halloran, Simon Bisley, Rosemary Valero – O’Connell, Kelly Fitzpatrick, Tonci Zonjic, Skylar Patridge, Marissa Louise, Pia Guerra, Matt Wilson, James Stokoe, R. M. Guéra, Guilia Brusco, Chris Weston, Sergey Nazarov, Rufus Dayglo, Sofie Dodgson, Annie Wu, David Lopez, Nayoung Kim, Christian Ward
Éditions
Z2 Comics