Quelques références sur la mythologie

Si vous lisez attentivement ce blog, vous savez déjà que j’ai une passion pour les dictionnaires et pour la mythologie. Du coup, je ne manque pas de livres dédiés sur le thème, que je feuillette et parcours au moment de Noël, Yule et autre Sol Invictus, passage de solstice ou Festivus. Ou que je vais parfois consulter au détour d’un roman ou d’une référence à la télévision. L’an dernier, la comédie horrifique Krampus m’a ainsi incitée à revoir de fond en comble l’histoire anthropophage du père Noël.
Voici un petit échantillon de ma bibliothèque :

La grande encyclopédie des lutins
La grande encyclopédie des fées
La grande encyclopédie des elfes

 

 

 

 

 

En trois tomes, cette encyclopédie présente tous les personnages qui font communément partie du Petit Peuple. Mais là où d’autres auteurs s’arrêtent aux personnages des légendes nordiques ou celtes, Pierre Dubois dresse un panorama assez large avec des créatures issues des mythes africains, indiens, amérindiens ou autres. Chacune d’entre elles a droit à sa fiche signalétique, et à une description ou histoire détaillée sur une ou deux pages. Le tout est richement illustré par Roland et Claudine Sabatier. Pour tous à partir de 9 ou 10 ans.

 

 

 

 

 

La grande encyclopédie des lutins
La grande encyclopédie des fées
La grande encyclopédie des elfes
Écrit par Pierre Dubois, illustré par Roland et Claudine Sabatier
Éditions Hoebeke

Percy Jackson et les dieux grecs
Rick Riordan s’étant spécialisé dans l’urban fantasy mettant aux prises des adolescences avec des dieux, déesses et monstres mythologiques, il a de solides connaissances dans le domaine. Et quand il laisse la parole à son héros fétiche, Percy Jackson pour que celui-ci vous raconte les histoires de sa famille paternelle, les crises de rires sont au rendez-vous. Pour autant, cet ouvrage s’il n’a pas la prétention d’être exhaustif en matière de cosmogonie gréco-romaine, s’en tient aux mythes passés et non aux aventures que l’auteur leur a greffées par la suite. Dédié plus particulièrement aux enfants et adolescents, il se lit très vite. Et les adultes peuvent aussi l’apprécier.

Percy Jackson et les dieux grecs de Rick Riordan
Traduction de
Nathalie Serval
Editions Wiz Albin Michel

La mythologie, ses dieux, ses héros, ses légendes

Restons chez nos amis gréco-romains et entrons dans l’ouvrage de référence par excellence dans le domaine. Se présentant sous la fome d’un dictionnaire, avec en prime des arbres généalogiques bien utiles, ce petit livre indique qui est qui dans l’immense fourre-tout que représentent les récits gréco-romaines. L’autrice présente également les différences existantes d’un mythe à l’autre (comme la parenté d’Aphrodite) et ses significations quand elles sont connues.

La mythologie, ses dieux, ses héros, ses légendes
de Édith Hamilton
Traduction d’Abeth de Beughem
Éditions Marabou
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Dictionnaire universel des dieux, déesses, démons

Dernier entré en date dans ma bibliothèque, ce livre est certes très universitaire, mais il est une mine incroyable d’information sur toutes les mythologies et religions passées et actuelles. De plus, outre quelques lignes traçant les grandes trames du personnage traité, chaque entrée présente des détails sur la façon dont on lui rendait/rend hommage, ses ascendances et descendances mythologiques et religieuses. Et surtout ce dictionnaire est réellement universel, et traite à parts égales, en fonction des documents retrouvés, les religions et mythologies des Amériques, de l’Océanie, d’Afrique, d’Asie et d’Europe. C’est même l’un des rares ouvrages à proposer des informations sur les mythologies basques, kanakes ou téléoutes ! Suivant le chercheur ayant rédigé le texte, certaines entrées sont plus ardues que d’autres à lire, mais elles sont toutes très riches.

Dictionnaire universel des dieux, déesses, démons
Ouvrage collectif sous la direction de Patrick Jean-Baptiste
Éditions Seuil

British Goblins
L’intérêt pour le folklore ne date pas d’hier. Pour preuve ce British Goblins, écrit par Wirt Sikes, consul américain au Pays de Galles au 18e siècle. L’auteur y a compilé tous les récits qu’on lui a faits sur les différents mythes britanniques et celtiques, et a tenté de les classer en différentes catégories : les fées et le petit peuple, les esprits et autres démons, les coutumes étranges et les lieux dits. Malgré tout, l’ouvrage reste assez confus, d’autant qu’il est rédigé en anglais d’époque. Pour autant, là où les mythes irlandais et écossais sont mieux connus, il est aussi agréable de découvrir un peu plus les mythes gallois.

British Goblins de Wirt Sykes
Editions The Lost Library

Retour de vacances, vite lu

Toutes les pages parcourues cet été ne se sont pas retrouvées — jusqu’à présent — en chronique sur ce site. Pourquoi ? Parce que comme les deux dictionnaires d’argot dénichés chez mon bouquiniste chéri ou comme La Cuisine Romaine Antique de Brigitte Leprêtre, elles ne s’y prêtent pas. Ce sont des ouvrages qui sont destinés à être des livres de référence pour un usage pratique, peut-être professionnel ou culinaire. Et pour les autres ? Simplement par manque de temps ou d’intérêt particulier pour les livres en question. Voici donc quelques titres auxquels vous avez échappé :
– Si Signore de San-Antonio : Un San-Antonio classique des années 70. Drôle et enlevé comme d’habitude, mais rien de très remarquable dans l’innovation du genre. Lu et acheté pour compléter ma collection, mais il ne figure pas en place pour les meilleurs.
– Les Magiciens de James E. Gunn : présenté par l’éditeur comme l’une des toutes premières œuvres de fantasy urbaine, c’est certainement l’une des plus ennuyeuses. Bourrée de cliché concernant les détectives privés, les sorciers blancs ou noirs, elle également d’un ton misogyne qui convenait peut-être à la fin du XIXe siècle/début XXe quand Déjah Thoris passait pour une égérie féministe, mais passe mal pour un texte écrit en 1976. Résultat ? Sur 191 pages de texte, je me suis arrêtée à la 105e et je ne sais quand je continuerai. Si je continue.
– Enquête sur les plantes magiques de Michèle Bilimoff. Ouvrage intéressant sur la façon dont les plantes sont mêlées à la magie européenne (de l’Antiquité à l’époque actuelle). Il est en revanche très court, et du coup passe rapidement sur certaines notions où l’on aimerait s’attarder plus. Dommage, car l’autrice traite le sujet de façon scientifique sans a priori, ni prêchi-prêcha pourtant courant sur ce sujet.
– Seule survivante de Dean Koontz : polar fantastique partant des conséquences d’une catastrophe aérienne et arrivant à une mauvaise déclinaison de Carrie ou Charlie de Stephen King. Dean Koontz est un auteur inégal que je réserve souvent à l’été. Facile à lire, il est capable de faire de très bons livres d’horreur ou, comme c’est le cas ici hélas, de mauvais succédanés des romans de Stephen King. Il a néanmoins un mérite, m’avoir mis en tête le temps de la lecture Sole Survivor de Blue Oyster Cult.
– Lazare en guerre – l’artefact de Jamie Sawyer : décidément la science-fiction militaire, hormis la série du Vieil homme et la guerre de John Scalzi et Starship troopers de Robert Heinlein, n’est pas du tout ma tasse de thé. Même si le style est bon et l’intrigue sort un peu de l’ordinaire (quoique des adversaires aliens aux mœurs et allures insectoïdes…), je n’ai aucun atome crochu avec ce Lazare que ce soit dans le présent du texte ou dans les différents flashbacks. Et les autres personnages du récit sont tellement bidimensionnels qu’ils n’offrent aucune prise pour que le lecteur s’intéresse à eux, ou même retienne leurs noms. Vite lu, vite posé dans la pile des « à revendre ».
– Strange Dogs de James SA Corey : cette nouvelle je l’attendais depuis longtemps, je l’ai acheté et lu dès sa sortie. Pourquoi ne pas l’avoir chroniqué ? Parce qu’elle se passe dans l’univers de The Expanse et qu’elle se situe quelque part entre le tome 5 et le tome 6 des romans. Un jour, je consacrerais une chronique à cette série de science-fiction plus que brillante, mais plus surement à l’occasion de la sortie du tome 7 qu’à celle d’une simple sortie de nouvelle. D’autant que celle-ci est très courte et ne met en scène aucun des personnages principaux.
Ajoutez-y quelques relectures par-ci, par-là, les nouveaux chapitres d’Anastème et les livres précédemment chroniqués et vous aurez une idée de mes vacances loin des écrans de télé…