Dark was the night

Les légendes urbaines sont fascinantes, notamment celles tournant autour de la musique. Parmi elles, celle de Robert Johnson, bluesman de son état, occupe une place à part. Fondateur involontaire du « club des 27 », il était réputé pour avoir vendu son âme au diable pour améliorer son jeu à la guitare.
Dans Dark was the night, Grégoire Hervier ne se penche pas sur cette rumeur précise, mais sur la trentième chanson qu’aurait ou n’aurait pas enregistrée Robert Johnson. Dans cette nouvelle, il nous met dans la peau d’un musicologue, historien du blues qu’un mystérieux coup de film met sur la piste de cette chanson. Après toute une vie de traque, il trouvera que celle-ci aurait énormément voyagé.
À la lisière entre le polar et le fantastique, Dark was the night nous offre une plongée dans l’histoire du blues américain. La nouvelle étant très courte, l’éditeur et l’auteur ont agrémenté le livre d’une playlist de douze morceaux, qui ne sont pas tous de Robert Johnson, présentés et commentés par l’auteur. Le tout en étant à écouter pendant votre lecture. Une expérience originale et plaisante.

Dark was the night
de Grégoire Hervier
Éditions Au Diable vauvert

En bonus, un morceau de Robert Johnson qui n’est pas dans la playlist du Diable.